think tank indépendant engagé dans le rayonnement et la valorisation de la mode

“Au XXIe siècle, ce qui fera la différence entre une nation qui gagne et les nations qui perdent c’est la création : c’est vrai pour l’intelligence artificielle, pour le numérique, pour le spatial et c’est vrai pour la mode”

Bruno Le Maire – Forum de la mode, 6 décembre 2019

“La propriété intellectuelle est le pétrole du 21ème siècle. Regardez les hommes les plus riches il y a cent ans ; ils ont tous fait leur argent en extrayant les ressources naturelles ou en les déplaçant. Tous les hommes les plus riches d’aujourd’hui ont tiré profit de leurs propriétés intellectuelles”

Mark Getty – “Blood and Oil”, the Economist, 4 mars 2000

Incarnation de l’inventivité et du génie français, la mode est un vecteur essentiel de rayonnement pour la France. Elle pèse 54 milliards d’euros de chiffres d’affaires directs dont 35,7 milliards d’euros à l’export et génère 616 552 emplois en France. Il s’agit de l’une des plus importantes industries françaises, à forte valeur ajoutée, évaluée à 3,1% du PIB français.

Le secteur de la mode est parallèlement le domaine où le droit de la propriété intellectuelle est le moins harmonisé en Europe et dans le monde.

 Le droit français, qui a vu naître et accompagne depuis le 19e siècle le déploiement de la mode, a naturellement vocation à devenir une source d’inspiration majeure pour les pays où l’industrie de la mode est en plein essor et où les questions soulevées par son développement sont nouvelles.

Les différents outils juridiques mis à disposition de l’industrie de la mode doivent néanmoins être éprouvés au regard des particularismes de son écosystème, son processus de création, son caractère cyclique et les nouveaux défis technologiques qu’elle doit relever, de manière à favoriser un dynamisme économique et une créativité optimum sans sacrifier la protection de ses acteurs ou de l’environnement.

En pratique, les objectifs de l’IPMode s’articulent autour des axes suivants:

Sensibiliser l’opinion et les décideurs publics à la protection et la valorisation de la mode.

Favoriser et organiser des réflexions, travaux de recherches, formations, colloques et rencontres interdisciplinaires autour de questions juridiques, économiques, technologiques ou relevant des sciences sociales telles qu’elles se posent dans le microcosme de la mode.

Accompagner juridiquement les créateurs de manière à protéger et renforcer la vitalité créatrice des métiers de la mode.

Repenser les différents outils juridiques à disposition – tant sur le plan national qu’européen – afin d’assurer une protection optimum du microcosme de la mode.

Favoriser et accompagner l’innovation dans la mode.

En pratique, les objectifs de l’IPMode s’articulent autour des axes suivants :

Sensibiliser l’opinion et les décideurs publics à la protection et la valorisation de la mode.

Favoriser et organiser des réflexions, travaux de recherches, formations, colloques et rencontres interdisciplinaires autour de questions juridiques, économiques, technologiques ou relevant des sciences sociales telles qu’elles se posent dans le microcosme de la mode.

Accompagner juridiquement les créateurs de manière à protéger et renforcer la vitalité créatrice des métiers de la mode.

Repenser les différents outils juridiques à disposition – tant sur le plan national qu’européen – afin d’assurer une protection optimum du microcosme de la mode.

Favoriser et accompagner l’innovation dans la mode.

Eugénie de Montijo

L’institut est nommé en hommage à Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III, impératrice des français de 1853 à 1870. Il s’agit de la dernière femme à avoir manié le pouvoir en France avec les prérogatives d’un chef d’Etat lors des régences qu’elle a eu l’occasion d’exercer à trois reprises.

Protectrice de la littérature et des arts, celle qui fut l’élève de Stendhal et de Mérimée a tenu un rôle déterminant dans l’émergence de la mode telle qu’on la conçoit aujourd’hui. Elle fut, sous le second Empire, la personne la plus influente en terme d’élégance dans tout l’Europe et une source d’inspiration des tendances de l’époque. Le soutien qu’elle a porté à Charles-Frederick Worth, surnommé par beaucoup le “Père de la haute couture”, donna à ce dernier les moyens de poser les bases du modèle économique et du système de la mode moderne et par la même occasion, de contribuer à faire de Paris la capitale de la Mode.

Grâce à son influence, celui qu’elle appelait affectueusement “le Tyran de la Mode” a pu diffuser l’image d’un couturier tout autant artiste qu’artisan. Auparavant, il s’agissait d’exécuter les commandes de la clientèle. Charles-Frédérick prend le contre-pied des usages pour proposer ses propres créations artistiques – estampillées “Breveté de S. M. l’Impératrice” – qu’il a l’idée de présenter sur des mannequins vivants appelés “sosies”. Il donne parallèlement un tempo au temps de création en matérialisant les saisons par un changement de collection.

Nommer l’Institut d’après Eugénie de Montijo est un joli clin d’œil à notre positionnement et notre action. L’institut a notamment pour ambition d’assurer la protection, la promotion et le prestige de la mode ainsi que de favoriser l’innovation dans ce secteur. Or, c’est, en substance, le rôle qu’a tenu l’Impératrice Eugénie de Montijo dans l’émergence de la mode telle qu’on la conçoit aujourd’hui.